Android - Dz Wall

Android est encore une fois en tête des OS mobiles aux dépens de Windows Phone. Mais il fait aussi trébucher iOS.

Comme tous les mois, le cabinet Kantar publie les chiffres de la répartition des OS mobiles dans le monde. Si Android est, encore et toujours, leader dans le monde, l’OS mobile de Google enregistre au cours du premier trimestre 2016 sa plus forte progression, +7,1% sur un an, sur les cinq principaux marchés européens (Grande-Bretagne, France, Italie, Espagne, Allemagne) depuis deux ans.

Désormais, 75,6% des habitants de ces cinq pays utilisent un smartphone sous Android. Et l’OS de Google a progressé dans tous les pays de ce panel européen.

En France, Android a gagné près de dix points par rapport au même trimestre l’an dernier et est installé sur 74,3% des smartphones. Cette progression s’est faite en premier lieu aux dépens de Windows Phone qui a perdu 9,1% de parts de marché sur un an. « Ceux qui migrent de Windows Phone choisissent des marques Android au bon rapport qualité-prix, telles que Huawei, Wiko ou Asus », explique Dominic Sunnebo, directeur business pour Kantar Europe.


Dans les autres pays de ce panel européen, la dynamique est assez semblable. En Espagne, l’OS de Google est encore plus largement leader puisqu’il est installé sur 92,3% des smartphones ; en Italie, il représente 78,3% du marché ; en Allemagne, 76,1% et 58,8% en Grande-Bretagne. Mais dans ces pays, les victimes sont à la fois Windows Phone et iOS. L’OS d’Apple perd ainsi 2,7% de parts de marché sur un an en Italie et 2,2% en Grande-Bretagne.

Aux Etats-Unis aussi Android mène la danse et est installé sur 65,5% des smartphones, c’est 7,3 % de plus que l’an dernier. La progression de ce trimestre a été menée par les bonnes ventes des deux derniers Samsung Galaxy (S6 et S7) ainsi que des smartphones Motorola. Enfin, si les iPhone représentent toujours 31,6% du marché américain, Apple a perdu un peu de sa superbe, puisque c’est presque 5% de moins qu’à la même période en 2015.

 

D’ici moins de trois mois, Android N, ou plutôt Nougat, sera disponible auprès des propriétaires de Nexus 5X, 6P et de leurs prédécesseurs, mais aussi sur de très probables nouveaux appareils conçus en partenariat avec Google. Démarrera alors la course aux mises à jour vers cet Android 7.0, toujours complexe du côté des fabricants de terminaux mobiles. Voici donc ce que l’on sait de la politique de mises à jour prévue chez des marques telles que HTC, Lenovo, Sony… en attendant que leurs concurrents en disent un peu plus.

NB : cet article sera régulièrement mis à jour, au fil des annonces des différents constructeurs.
Android N, ce sera donc – sauf grosse surprise de la part de Google – la version 7.0 d’Android. Encore en Developer Preview, dont la 4e version est désormais disponible, Android N a vu son nom choisi par les internautes qui ont opté pour Nougat, tandis que Google prévoit une disponibilité de la version finale d’Android à la fin de l’été.

Des nouveautés apportées par cette version du système d’exploitation, on connaît déjà de nombreux détails : un mode multi-fenêtres, des notifications enrichies, un économiseur de data, le support des écrans force touch… Il y a du nouveau, et nous avons répertorié les apports d’Android N dans ce dossier dédié. La question cruciale reste celle de la mise à jour des smartphones et tablettes des constructeurs (hors Nexus) : voici donc les éléments que nous connaissons à ce jour.

 

MarqueModèleMise à jour vers Android N
Google Nexus 5X Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 6P Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 6 Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 9 Mise à jour à la fin de l'été 2016
HTC 10 Déploiement prévu sans date précise
  One A9 Déploiement prévu sans date précise
  One M9 Déploiement prévu sans date précise
Lenovo Moto G4 Déploiement prévu sans date précise
  Moto G4 Plus Déploiement prévu sans date précise
OnePlus 3 Déploiement prévu sans date précise
Sony

Xperia Z3

Xperia X Performance

Disponibilité de la Developer Preview 4

Campagne de bêta-test en Europe en cours

Samsung Galaxy Note 7 Déploiement prévu 2 à 3 mois après la sortie de Nougat

 

Google Nexus

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Google Nexus 5X Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 6P Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 6 Mise à jour à la fin de l'été 2016
  Nexus 9 Mise à jour à la fin de l'été 2016

Les Nexus seront évidemment les premiers servis. Sont d’ores et déjà confirmés les Nexus 5X, Nexus 6P, Nexus 9 et Nexus 6. Ils devraient pouvoir être mis à jour dès la fin de l’été, et bénéficient déjà des Developer Previews mises à disposition par Google. Vous pouvez d’ailleurs les installer en suivant ce tutoriel.

HTC

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HTC 10 Déploiement prévu sans date précise
  One A9 Déploiement prévu sans date précise
  One M9 Déploiement prévu sans date précise

Les Nexus seront évidemment les premiers servis. Sont d’ores et déjà confirmés les Nexus 5X, Nexus 6P, Nexus 9 et Nexus 6. Ils devraient pouvoir être mis à jour dès la fin de l’été, et bénéficient déjà des Developer Previews mises à disposition par Google. Vous pouvez d’ailleurs les installer en suivant ce tutoriel.

Lenovo

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Lenovo Moto G4 Déploiement prévu sans date précise
  Moto G4 Plus Déploiement prévu sans date précise

La firme propriétaire de Motorola a commercialisé en 2016 les premiers smartphones de gamme Moto, sous la marque Lenovo. Des Moto G4 et Moto G4 Plus dont on sait déjà qu’ils seront mis à jour non seulement vers Android N, mais aussi vers Android O, comme l’une des branches de Lenovo l’a déjà précisé. Autant dire que l’on peut espérer que le Moto Z, plus haut de gamme et présenté après les Moto G4, aura droit au même traitement.

OnePlus

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OnePlus 3 Déploiement prévu sans date précise

L’excellent OnePlus 3 sera le premier smartphone de la marque chinoise à passer à Android N. OnePlus n’a pas plus que ses concurrents précisé la date de la mise à niveau en question. Étant donné que le OnePlus 2 a largement tardé à obtenir Marshmallow, on restera tout de même prudent sur le sujet.

Sony

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Sony Xperia Z3 Disponibilité de la Developer Preview 4

Sony n’a pas tout à fait annoncé de mise à jour sur des modèles précis, mais propose la version Developer Preview d’Android N, dans sa quatrième version, sur son Xperia Z3. Autant dire que le smartphone sera servi peu de temps après la disponibilité finale d’Android N, et que se successeurs, à savoir la gamme Xperia Z5 (voire le Xperia Z3+, rapidement oublié), seront eux aussi concernés. Ce sera probablement le cas de la gamme Xperia X, même si le Nippon n’a encore rien annoncé.

Samsug

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Samsung Galaxy Note 7 Déploiement prévu 2 à 3 mois après la sortie de Nougat

Mise à jour du 12 août 2016 : Pour l’instant, Samsung n’a mentionné que son Galaxy Note 7, qui n’est d’ailleurs pas encore disponible. L’appareil, d’après le Coréen, sera mis à jour vers Nougat deux à trois mois après la disponibilité d’Android 7.0. Espérons que les Galaxy S7 et S7 edge soient servis au passage.

Le réseau social prépare tout un plan pour se débrouiller, au cas où, sans Google. Dans ce cadre, il a délibérément fait planter son appli Android pour voir les réactions de ses utilisateurs. 

Facebook est prévoyant. Si jamais un conflit l’oppose à Google, il veut que ses utilisateurs puissent continuer à accéder à leur fil d'actualité. Mais pour s’assurer de la fidélité de ses membres, le site a utilisé un moyen peu orthodoxe : il a volontairement inséré des bugs faisant planter son appli sous Android pour voir à quel point les membres essayaient de se reconnecter rapporte The Information.

L’expérience aurait eu lieu il y a plusieurs années et dans un petit pays pendant une semaine environ, précise une source anonyme. Durant cette période, Facebook a incité les utilisateurs de son appli à télécharger une mise à jour hors du Google Play. Cette version contenait des bugs qui faisaient planter l’appli pendant plusieurs heures. A partir de là, Facebook a vérifié la persévérance de ses membres pour trouver un moyen d’accéder à nouveau à leur fil d’actualité. « Et les personnes concernées par cet essai ne cessaient de revenir », poursuit la source du site américain. Si l’appli ne s’ouvrait pas, ils finissaient par se tourner vers le site mobile accessible depuis le navigateur installé sur leur smartphone.

Sachant que Facebook a 1,39 milliard d’utilisateurs mobiles actifs par mois (chiffre de septembre 2015), l’enjeu est de taille. Le réseau social peut donc être rassuré. Si jamais un conflit l’oppose à Google – ce qui est tout de même hautement improbable, Facebook étant le plus important développeur d’applis Android présent sur Google Play – et que ce dernier exclut l’appli de son store, les membres du réseau social se tourneront vers le site mobile.

Cela dit, on peut ne pas apprécier le procédé… dont Facebook est assez coutumier ! Ce n’est en effet pas la première fois que la firme de Mark Zuckerberg est accusée de mener des études sur ses membres. En 2014, on lui avait reproché d’avoir manipulé les informations reçues par 700 000 internautes pour étudier « la contagion émotionnelle ». Après cette révélation qui avait fait grand bruit, Facebook avait assuré qu’il scruterait attentivement ses processus d’études pour les améliorer. 

La grande marque finladaise Nokia annonce en fanfare son grand retour! Aprés avoir vendu ses activités de téléphonie mobie à Microsoft il y a de cela deux années, la grande firme a annoncé son come back.

Nokia is back ! Dans un message publié sur son site officiel. « Nous sommes fiers d’annoncer que la marque Nokia va revenir sur le marché mondial des smartphones et tablettes » fanfaronne la firme en préambule d’un communiqué titré « la réponse à la question que vous vous posiez tous ».

Pourquoi un tel retour? Sans conteste une marque encore puissante, ancrée dans la mémoire de presque tous les utilisateurs de mobiles. « Nous avons mené une étude récente qui montre que les smartphones Nokia sont parmi les cinq marques que les acheteurs de smartphones préfèrent, alors qu’ils ne sont pas encore disponibles » indique la firme.

Oubliés, en revanche, Windows Phone et feu Symbian OS. Les futurs smartphones Nokia tourneront sous Android, mais Nokia « assure qu’ils auront tout ce que vous attendez de nos terminaux : qualité, design et innovation ».

Au revoir Microsoft

La date de l'arrivée des premiers mobiles n'est pas encore mentionnée. Mais ce retour est plutôt cocasse. On croyait avoir dit définitivement adieu aux mobiles Nokia après l’acquisition en 2014 de son activité téléphonie mobile par Microsoft... Hier, on apprenait cependant que Microsoft allait revendre une partie de ce qu’il avait racheté à Nokia –son activité « feature phones »- pour 350 millions de dollars à deux entreprises : FIH Mobile, une filiale de Foxconn, et une mystérieuse entreprise, tout juste fondée, HMD Global.

Or il s’avère que cette dernière, basée à Helsinki, à 3km du siège de Nokia, sera aussi responsable de des ventes, du marketing et de la distribution mondiale des smartphones Nokia, qui va lui octroyer le droit d’utiliser sa célèbre marque pour les téléphones intelligents. Et va aussi obtenir, pour dix ans, le droit d’utiliser également le nom « Nokia » pour les features phones, qui était auparavant propriété de… Microsoft. FIH Mobile s’occupera quant à lui de la fabrication des terminaux.

A noter que Nokia avait déjà fait une incursion dans le domaine des tablettes il y a deux ans, avec un produit très bien fait, la N1. On espère que ses futures productions seront à l’avenant. Welcome back, Nokia.

Une première liste est dévoilée des terminaux Samsung touchés par la mise à jour Android 6.0 Marshmallow. Apparemment les appareils antérieurs à 2014 ne seront pas atteints par la dernière mise à jour.   

Samsung n’a pas encore officiellement confirmé la liste de ses terminaux prévus pour obtenir leur mise à jour vers Android 6.0 Marshmallow. C’est sans compter sur SamMobile, généralement très bien informé, et qui indique s’être procuré la liste des terminaux que le Coréen compte mettre à jour. Elle lui a été fournie par ses informateurs chez la marque, et n’a rien de définitif ni d’officiel. Elle donne toutefois une bonne indication des intentions de Samsung, qui devrait remonter pour Android 6.0 jusqu’à sa génération Galaxy S5.

Voici la liste établie par SamMobile. Elle inclut sans surprise les diverses déclinaisons, par marché, des Galaxy S6 et Note 5, et inclut les Galaxy S5 et Galaxy Note 4 lancés en 2014. On remarquera que le Galaxy S5 mini n’est toutefois pas présenté dans cette liste, qui n’est d’ailleurs accompagnée d’aucune date prévisionnelle de déploiement.

  • Samsung Galaxy S5 (SM-G900F, SM-G900V, SM-G900H, SM-G900FD)
  • Samsung Galaxy S5 LTE-A (SM-G901, SM-G906L)
  • Samsung Galaxy S5 Neo (SM-G903F)
  • Samsung Galaxy S6 (toutes versions)
  • Samsung Galaxy S6 edge (toutes versions)
  • Samsung Galaxy S6 edge +(toutes versions)
  • Samsung Galaxy Note 4 (SM-N910V, SM-N910F)
  • Samsung Galaxy Note Edge (SM-N915V)
  • Samsung Galaxy Note 5 (toutes versions)

Après trois versions « Developer Preview », Android 6.0 Marshmallow vient tout juste d’être déployé en version finale sur certains Nexus. Bien que peu différente des itérations précédentes dédiées aux développeurs, et même de Lollipop (Android 5.x), cette nouvelle mouture affiche quelques modifications discrètes bienvenues. Voici une sélection de certaines nouveautés intéressantes.

Android M a laissé sa place à Android 6.0 Marshmallow, d’ores et déjà mis à disposition sur Nexus 5, 6, 7 (2013), 9 et Nexus Player et à venir sur un certain nombre de terminaux. Que vous ayez déjà installé cette version sans trouver les nouveautés ou que vous l’attendiez de pied ferme, voici un aperçu de ce que réserve la dernière mise à jour en date du système d’exploitation de Google.

  • Une nouvelle bootanimation

 Le premier changement que vous apercevrez en allumant pour la première fois votre smartphone ou votre tablette fraîchement mis à jour, c’est la nouvelle animation de démarrage, ou bootanimation. Il y a fort à parier que vous ne redémarrerez pas votre appareil de si tôt, alors prenez au moins le temps d’apprécier le soin apporté au rajeunissement du logo Android

  • Un accès rapide à la recherche vocale

Sur l’écran de verrouillage, l’accès rapide au dialer a été remplacé par un raccourci ouvrant directement la recherche vocale. Ce discret changement est particulièrement pertinent sur les tablettes, mais répond aussi à une utilisation plus moderne des téléphones. Le clavier de numérotation est généralement disponible dès l’écran d’accueil et ne sert que peu, comparé au répertoire. La recherche vocale est quant à elle de plus en plus usitée.

  • Les paramètres rapides & la gestion du son

L’activation de la localisation (GPS) retrouve son chemin vers le menu des paramètres rapides, de même que l’option « Ne pas déranger » qui y fait là ses premiers pas. Cette dernière remplace le « Prioritaire  » initié dans Lollipop, assez peu parlant pour la majorité des utilisateurs. En outre, son positionnement dans les paramètres rapides rend son utilisation plus simple et évite d’activer par mégarde l’option « aucune » qui coupait la réception de toute notification, y compris les alarmes, ce qui a certainement provoqué plus d’un retard.

La gestion du son a d’ailleurs été simplifiée et améliorée. Désormais, il est possible de dérouler la popup pour régler de manière indépendante le volume de la sonnerie, des notifications et des alarmes. La fonction « Ne pas déranger » s’active quant à elle en baissant le son lorsqu’il est déjà au minimum.

  • La personnalisation par System UI Tuner

 En laissant son doigt appuyé sur le bouton des paramètres de la barre de notifications, il est possible de débloquer un nouveau menu nommé « System UI Tuner ». C’est par là que l’on accèdera aux modifications des paramètres rapides, à la gestion de la barre d’état ou à l’intégration du pourcentage dans l’icône de batterie dans les notifications. Ce dernier reste néanmoins très discret et difficilement discernable.

  • La gestion des applications et des autorisations

L’une des plus grandes nouveautés de Marshmallow réside dans la gestion des applications. Pour commencer, le tiroir d’applications est désormais positionné verticalement, surmonté d’une sélection d’applications récemment utilisées. Un champ de recherche est désormais présent, et la barre de défilement affiche une lettre pour mieux se retrouver dans la liste. Le menu des applications a été simplifié avec Marshmallow et possède désormais une nouvelle rubrique intitulée « Autoris. des applis ». Comme son nom l’indique, celle-ci permet de gérer au cas par cas les autorisations de chaque application.

  • La gestion des widgets

 Tout comme pour le tiroir d’applications, la gestion des widgets passe désormais au défilement vertical avec une barre de défilement affichant l’alphabet. Chaque application a droit à sa propre ligne affichant ainsi plus clairement les différents widgets disponibles.

  • Le nouvel explorateur de fichiers

Souvent intégré sous forme d’application tierce dans les surcouches de constructeurs, l’explorateur de fichiers vient faire son apparition dans Android Stock. Son utilisation n’est toutefois pas des plus ergonomiques puisqu’il faut passer par les paramètres, l’onglet « Stockage et USB », puis l’option « Explorer ». Si la fonctionnalité est bienvenue, la cacher de la sorte n’a pas été la meilleure idée de Google.

  • Un aperçu de la mémoire vive

Dans les paramètres, Android affiche maintenant une nouvelle option baptisée Mémoire. Celle-ci permet d’avoir un aperçu de la mémoire vive utilisée pour chaque application en cours, et de forcer l’arrêt de certaines d’entre elles afin libérer de l’espace RAM. Depuis l’onglet « Applications », chaque soft affiche dorénavant son utilisation moyenne de mémoire, un bon moyen de repérer celle qui fait ramer votre terminal afin de trouver une alternative.

  • La suppression des captures d’écran

 Cela vous est-il déjà arrivé de prendre un screenshot par mégarde, ou de vous apercevoir que la capture d’écran que vous venez de faire est ratée ou inutile ? Si c’est le cas, alors vous savez que pour le supprimer, il est nécessaire de lancer une application de galerie, de retrouver l’image en question et de la supprimer. Un chemin fastidieux qui méritait d’être simplifié. Avec Android 6.0 Marshmallow, la notification d’un screenshot offre deux propositions : partager le fichier… ou le supprimer. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous – qui faisons de nombreux screenshots dans le cadre de nos articles – ça veut dire beaucoup.

  • Le paiement sans contact et la sécurité par empreintes digitales

 

Lors de l’initialisation de votre terminal, Marshmallow vous demandera votre numéro de carte bleu. Non, le système n’est pas devenu payant, c’est là le moyen de vous mettre le pied à l’étrier pour passer au paiement sans contact. Cette option est bien sûr optionnelle et pourra être activée à l’avenir dans les options d’Android. En effet, le service est encore indisponible en France. Par ailleurs, Android 6.0 gère également nativement les empreintes digitales afin de sécuriser ces paiements, mais cette fonctionnalité est pour le moment réservée aux Nexus 5X et 6P, les seuls Nexus à disposer du scanner nécessaire.

 

  • Now on Tap

 

Now on Tap est considéré par beaucoup comme la « killer app » d’Android 6.0 Marshmallow. Cette version améliorée de Google Now permet d’accéder à des informations pertinentes à n’importe quel moment. Commencez à discuter d’un bon restaurant avec un ami sur Hangouts, laissez votre doigt appuyé sur le bouton tactile Home et une fenêtre apparaîtra afin de vous donner son adresse, ses heures d’ouverture ou encore les notes des utilisateurs. Tout du moins si vous utilisez votre système en anglais, puisque Now on Tap n’est pas encore disponible chez nous. Si la langue de Shakespeare n’est pas un calvaire pour vous, n’hésitez pas à modifier la langue de votre système pour jeter un œil à cette fonctionnalité.

Les archéologues en herbe pourront creuser davantage cette nouvelle version d’Android. Ils découvriront sans nul doute d’autres détails notables, comme le menu des notifications qui descend désormais sous le doigt sur tablette et non plus au centre de l’écran ou encore la consommation de batterie de chaque application en mAh. Il aurait néanmoins été difficile d’être totalement exhaustif…

Près de deux ans après sa sortie, le Samsung Galaxy S5 reçoit sa seconde mise à jour majeure. D’abord lancé sous KitKat puis mis à jour sous Lollipop, l’an dernier, le flagship 2015 de Samsung reçoit Android 6.0.1 Marshmallow et toutes les dernières nouveautés de Google.

Si 2015 restera pour Google l’année de sa transformation en Alphabet, le A d’Android est loin d’avoir vécu sa meilleure année. Retour sur la période la plus mouvementée dans le monde du petit bonhomme vert depuis sa création, en 2007.

Les ratés de Lollipop

Côté OS tout d’abord, cette année 2015 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices. En cause, Android 5.x, alias Lollipop, annoncé en novembre 2014 et mis à disposition au grand public dans les mois qui ont suivi. En effet, alors que les versions précédentes n’ont souffert que de peu de contestation, Lollipop a connu des débuts difficiles. En effet, au-delà d’une interface graphique fortement remaniée, basée sur de nouvelles règles baptisées Material Design, qui n’ont pas immédiatement fait l’unanimité (et que Google mettra lui-même longtemps à adopter dans ses propres applications), cette nouvelle version enchaîne un lancement raté, des suspicions de baisse de performances (finalement démenties) une mise à jour difficile pour la Nexus 7 2012, ainsi que des fonctionnalités pas toujours réussies (rappelons la gestion calamiteuse du mode silencieux). Mais ce sont surtout d’importantes fuites de mémoire qui allaient occuper Google durant ce début d’année 2015.

Illustration par Marie Schweiz

Ce problème, loin d’être anodin, a rendu certains terminaux difficilement utilisables. Il a obligé la firme de Mountain View à déployer de lourdes corrections (mais pas forcément complètes) au travers d’une version majeure (Android 5.1) publiée dès mars 2015. Restait aux constructeurs à réaliser cette mise à jour sur leurs terminaux durant le reste de l’année 2015, ce qui a bien évidemment été loin d’être le cas : certains constructeurs ont choisi de rester sous la version précédente, Android 4.4 KitKat qui, bien que la version Android 6.0 soit aujourd’hui disponible, équipe encore la majorité des smartphones Android du marché (plus d’un tiers).

Une bien mauvaise opération pour Google, jusque là irréprochable en termes de qualité dans ses mises à jour, et qui se retrouve piégé par la rationalité économique des constructeurs.

Comme un fiasco n’arrive jamais seul, une faille de sécurité monstrueuse dans le code source d’Android a été révélée par des chercheurs en sécurité de l’entreprise Zimperium en juillet 2015. Elle permettait la prise de contrôle à distance et de manière totalement silencieuse d’environ 95% des appareils sous Android.Stagefright (traduisez “effroi”), car c’est ainsi que la faille a été nommée, a eu le mérite de relancer le sujet épineux de la gestion de la sécurité sur une plateforme aussi fragmentée.

Si Adrian Ludwig, responsable de la sécurité sur Android, annonçait en août la plus grande mise à jour logicielle que le monde du mobile ait jamais vue, il n’en reste pas moins en ce début 2016 plusieurs millions de smartphones sur le marché mondial, toujours actifs et vulnérables.

Le loupé de Qualcomm

Côté smartphones justement, l’année 2015 a débuté par des chiffres exceptionnels de vente pour le concurrent Apple. Ce dernier s’est en effet décidé fin 2014 à aligner la taille des écrans de l’iPhone sur celle des smartphones et phablettes Android, proposant des iPhone 6 et 6 Plus aux écrans de 4,7 et 5,5 pouces, contre une taille maximale de 4 pouces auparavant. Et cela fonctionne : Apple signe en 2015 une belle progression de ses ventes, répondant à la forte demande de grands écrans et grâce à une meilleure pénétration sur le marché chinois.

Illustration par Marie Schweiz

Mais cette concurrence renouvelée a vite laissé place à l’évènement marquant de cette année 2015 : la sortie de route surprise de Qualcomm, qui anentraîné dans son sillage une partie des smartphones les plus attendus de l’année.

L’entreprise, qui sort chaque année un nouveau processeur censé équiper 90 % des fleurons de la gamme Android, aura cette année failli à la mission qu’il s’était octroyée ces quatre dernières années. En effet, le Snapdragon 810, annoncé comme un  processeur sans commune mesure en termes de puissance par rapport aux processeurs 2014, a rencontré en 2015 les pires difficultés : chauffant exagérément en début d’année, il a réussi à plomber l’expérience utilisateur des M9 de HTC et Flex 2 du constructeur LG. Et surtout, il a refroidi plus d’un utilisateur d’Android. Le séisme a été tel que ce dernier a décidé de décaler la sortie de son produit phare, le G4, alors que Sony a tout simplement annulé la sortie mondiale du Xperia Z4, qui restera réservé à quelques pays asiatiques.

Illustration par Marie Schweiz

La réponse de Qualcomm n’a été satisfaisante pour personne : la version Snapdragon 808, équipant un LG G4 finalement sorti en mai, n’est, comme son nom l’indique, qu’une pâle copie du processeur initial. Le Sony Xperia Z5, sorti de son côté en octobre, a vanté sans trop y croire les mérites de la version 2.1 du Snapdragon 810 qui, au final, n’a su résoudre les problèmes de surchauffe que grâce à une réduction de puissance affichée.

Ce cataclysme inédit dans le monde des smartphones haut de gamme, n’a pas été la seule mauvaise nouvelle pour Google en 2015, puisqu’elle a entraîné mécaniquementle retour en grâce d’un de ses concurrents les plus redoutables, Samsung. En effet, ce constructeur, qui a connu des années 2013 et 2014 en demi-teinte (du fait d’un Samsung Galaxy S4 chahuté en fin d’année 2013 et d’un Galaxy S5 assez banal), réussit là où Snapdragon avait échoué : grâce à un Samsung Galaxy S6 au design renouvelé et disposant surtout d’un processeur maison, bien plus puissant que la concurrence (et encore inégalé en ce début 2016), le constructeur coréen a repris ainsi la main en 2015 sur l’univers Android. Mauvaise nouvelle pour Google, qui préfère évidemment un marché de constructeurs relativement équilibré pour éviter les partenaires commerciaux trop puissants.

Le comble pour Google est que ce problème, dont il n’est pas à l’origine, n’a pas affecté les autres OS : ni iOS, Apple utilisant son propre processeur, ni Windows 10 (Mobile), ce dernier n’ayant actuellement pas besoin pour fonctionner d’autant de puissance que les dernières créations sous Android, n’ont rencontré ce type de difficultés. Du moins a-t-il fallu attendre la fin 2015 pour voir sortir les Lumia 950 et 950XL, tous deux équipés chez Qualcomm.

Microsoft n’avait d’ailleurs pas besoin de ça pour briller en 2015 : avec Windows 10 sorti en juin, la firme de Redmond annonce dès le début d’année un système qui réunit son OS mobile, né en 2010 et à présent abouti, et son nouveau système d’exploitation pour PC, en cours d’installation durant l’année dans la plupart des entreprises et foyers du monde. Encore un mauvais coup pour Google : bien loin des prévisions alarmistes d’il y a quelques années, Microsoft se donne en 2015 les moyens de réussir, grâce à une démarche enfin multiplateforme (dont Android pour la suite Office) et agressive en termes de tarif, puisque la mise à jour est tout simplement gratuite pour tout PC à partir de Windows 7 pendant 1 an. Malheureusement, Windows 10 Mobile est présent sur peu de produits, et la firme de Redmond n’arrive pas à convaincre, pour le moment, beaucoup d’acteurs.

Autre signe du réveil de Microsoft, sa tablette Surface Pro 4 a gagné en maturité en 2015. Désormais impressionnante (mais toujours onéreuse), elle rend à Microsoft une partie de la crédibilité perdue dans le domaine de la mobilité depuis l’arrêt de Windows Phone 6 (6 ans, maintenant) et la chute vertigineuse qui s’en est suivie.

En face, Google balbutie en 2015, hésite toujours entre Chrome OS et Android. Il retient finalement ce dernier pour équiper sa tablette, qu’il choisit ironiquement, après quatre différentes Nexus, de nommer Pixel C (Pixel étant le nom réservé jusqu’à présent à sa gamme de Chromebook).

L’impression d’inachevé reste néanmoins tenace : la tablette Pixel C offre au final une expérience utilisateur peu éloignée des Nexus 9 et Nexus 10, sorties les années précédentes. Devant cet accueil mitigé, Google occupe le terrain par des annonces prématurées sur la prochaine évolution d’Android qui disposera du mode fenêtres très attendu (et implémenté par Samsung depuis plus de 2 ans sur ses modèles Galaxy Tab) et sur une unification de ces deux environnements Chrome OS et Android prévue pour 2017. Même si l’information n’est pas encore officielle, on s’en doute fortement. Pas de quoi être rassuré pour 2016 quant au retour en grâce de Google sur le marché professionnel, malgré la bonne tenue de Chrome OS aux États-Unis.

Facebook étend son champ d’applications pendant que Google revoit sa copie

Côté applications, 2015 n’a pas non plus été une de ces années extraordinaires auxquelles la firme de Mountain View nous avait habitués, mais bien l’année de la restructuration.

Après la remise en cause de Google+ et son intégration dans l’ensemble de ses produits (entraînant ainsi la démission de son directeur de l’époque, Vic Gundotra), 2015 a été l’année de la destruction de chaque application liée à Google+ et sa reconstruction à l’identique, à l’extérieur du réseau social. Un revirement qui, au final pourrait coûter cher à Google tant il s’est montré avare en évolutions de fonctionnalités pour Hangouts (avec la disparition des SMS ?), YouTube (l’arrivée de YouTube Gaming et Music), Contacts, Google Photos (dont les fonctions se développement), en passant par le profil public et la gestion de la sécurité.

Sans parler des applications peu stabilisées, Google est allé vite et a revu en profondeur la conception de tous ses produits mobiles. Effectivement, en 2015, Google a pris des risques importants : alors que la firme nous avait habitués à des applications impeccables en évolution constante, cette stratégie a peut-être poussé certains utilisateurs vers des applications concurrentes.

Surtout que dans ce milieu, celui qui n’avance pas recule : pendant ce temps, Facebook, non content d’engranger encore plusieurs millions de nouveaux utilisateurs, est devenu maître dans l’art de diversifier ses activités, afin étendre son aura au-delà du réseau social, à toute la sphère Internet. Avec la sortie de son moteur de recommandation et en améliorant son moteur de recherche en fin d’année, Facebook se pose un peu plus en 2015 comme le véritable rival de Google pour les années à venir.

Du mieux pour Android en 2016

Même si l’année 2015 s’apparente à un enchaînement de déconvenues pour Android, cela reste évidemment tout relatif. Le petit bonhomme vert aura tout de mêmeréussi à maintenir sa domination, avec toujours 80 % des parts de marché des OS mobiles. D’autant qu’il serait étonnant que cette guigne se poursuive en 2016.

Illustration par Marie Schweiz

Côté smartphone, il parait peu probable cette année que Qualcomm commette les mêmes erreurs avec son Snapdragon 820, d’autant que des concurrents sont en embuscade. Intel, désormais implanté sur le marché des smartphones grâce notamment au succès du Asus ZenPhone 2, et pourquoi pas MediaTek avec sa toute nouvelle architecture haut de gamme Helio X10, sont sur les rangs pour prendre sa place de leader du marché des processeurs pour smartphones.

Au rayon des OS, Lollipop a fait place pour 2016 a une version Android 6.0 alias “Marshmallow” bien plus mature et aboutie, et qui a fait l’unanimité. “Material Design” est à présent adopté et bien implanté à travers tout le Play Store, y compris sur toute la gamme d’applications et sites Web du géant de Mountain View.

Chez les applications justement, le temps de la reconstruction semble révolu, et Google commence à capitaliser autour de solutions plus solides et unifiés, comme en témoigne l’apparition des tâches dans l’agenda Android à la toute fin 2015. Il y a de fortes chances que les évolutions laissées dans les cartons en 2015 fleurissent en 2016, pour le plus grand bonheur des aficionados de la marque.

Reste une concurrence toujours plus forte dans le domaine de la mobilité, qui ne s’arrêtera pas grâce à des vœux de fin d’année. Nous pouvons sur ce point faire confiance à Google, toujours prompt à trouver les réponses appropriées aux diverses annonces de ses concurrents.